février 2018
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Comment monter un projet de formation ?

Le "handicap" ne constitue pas en soi une différence lorsque l’on veut monter un projet de formation. Le projet de formation doit avant tout répondre aux mêmes critères que pour l’ensemble du public (s’inscrire dans un projet d’insertion réaliste et cohérent, répondre à des opportunités du marché de l’emploi, etc.).

Le dispositif de formation dit "de droit commun" ou non spécialisé est ouvert aux travailleurs handicapés, qui peuvent en bénéficier sans avoir à faire valoir leur statut.

Pour les demandeurs d’emplois, des dispositions existent pour accéder à des formations conventionnées, gratuites pour les demandeurs (c’est le cas des formations conventionnées par les Conseils Régionaux, en général). En ce qui concerne la rémunération durant le stage, les personnes reconnues par la CDAPH peuvent bénéficier sous certaines conditions d’un régime de rémunération plus avantageux.

Ces formations peuvent faire l’objet d’une validation préalable à l’entrée (par Pôle emploi notamment) d’autant plus si des coûts pédagogiques restent à la charge de la personne. C’est pourquoi il est opportun de travailler son projet professionnel avec un conseiller Pôle emploi, Mission locale (pour les jeunes), Apec (pour les cadres) ou Cap Emploi (pour les personnes handicapées – mais toute personne handicapée peut cependant s’adresser à Pôle emploi, à l’Apec ou à une mission locale si elle relève également de ces structures). En matière de financement du coût pédagogique, les personnes handicapées peuvent également bénéficier d’un co-financement par l’Agefiph du coût de la formation (sur projet validé).

Les adaptations nécessaires (pédagogiques, techniques, horaires) peuvent faire l’objet d’aides et/ou de conseils particuliers. Les aides humaines (auxiliaires, preneurs de notes, interprètes…) peuvent bénéficier de financement, comme les questions d’accessibilité ou de transports adaptés. Il convient donc de bien étudier son projet, tant sur le plan de ses objectifs, que de son financement (coûts pédagogiques et rémunération) et des adaptations nécessaires (en centre comme en dehors du centre).

Un bilan préalable – bilan de compétences ou prestation d’aide à la définition du projet professionnel – peut être utilement mobilisé. Des prestations spécialisées pour le public handicapé existent, en particulier dans le cadre des PRITH. Accéder à l’offre de formation pour préparer son projet nécessite une recherche élargie, mais des sites et points d’accueil existent pour consulter les offres sous convention "publique".

A savoir : il existe également une filière spécialisée, accessible via une demande préalable auprès de la MDPH de son département : les centres de reclassement professionnel (ou CRP). Ces organismes accueillent principalement des personnes handicapées – ils sont agréés pour ce faire – pour des formations qualifiantes de longue durée. Des préparations peuvent être suivies avant l’entrée en formation, si le niveau de formation initial l’exige. Dans ce cadre, les aides de l’Agefiph ne sont pas mobilisables, à l’exception des aides directes à la personne (transports adaptés, par exemple) et sous certaines conditions.

Pour mémoire : la formation en entreprise répond aux mêmes critères et peut s’appuyer sur les mêmes aides, à la différence que les questions de financement reposent en premier lieu sur le plan de financement de l’entreprise et les opportunités législatives (Congé individuel de formation, etc.). Par ailleurs, le dossier sera à monter avec l’employeur.

Qui peut vous aider ?

• Accueil des MDPH (Maisons départementales des personnes handicapées) :
Coordonnées des MDPH sur le site de la CNSA : www.cnsa.fr

• Pour les demandeurs d’emploi : accueil des structures Cap emploi (également pour les salariés, notamment pour les personnes qui ont déjà eu un contact avec l’une de ces structures avant d’accéder à l’emploi) :
Coordonnées des structures Cap emploi sur le site : www.capemploi.com

Aller plus loin

Le "handicap" ne constitue pas en soi une différence lorsque l’on veut monter un projet de formation. Le projet de formation doit avant tout répondre aux mêmes critères que pour l’ensemble du public (s’inscrire dans un projet d’insertion réaliste et cohérent, répondre à des opportunités du marché de l’emploi, etc.).

Le dispositif de formation dit "de droit commun" ou non spécialisé est ouvert aux travailleurs handicapés, qui peuvent en bénéficier sans avoir à faire valoir leur statut.

Pour les demandeurs d’emplois, des dispositions existent pour accéder à des formations conventionnées, gratuites pour les demandeurs (c’est le cas des formations conventionnées par les Conseils Régionaux, en général). En ce qui concerne la rémunération durant le stage, les personnes reconnues par la CDAPH peuvent bénéficier sous certaines conditions d’un régime de rémunération plus avantageux.

Ces formations peuvent faire l’objet d’une validation préalable à l’entrée (par Pôle emploi notamment) d’autant plus si des coûts pédagogiques restent à la charge de la personne. C’est pourquoi il est opportun de travailler son projet professionnel avec un conseiller Pôle emploi, Mission locale (pour les jeunes), Apec (pour les cadres) ou Cap Emploi (pour les personnes handicapées – mais toute personne handicapée peut cependant s’adresser à Pôle emploi, à l’Apec ou à une mission locale si elle relève également de ces structures). En matière de financement du coût pédagogique, les personnes handicapées peuvent également bénéficier d’un co-financement par l’Agefiph du coût de la formation (sur projet validé).

Les adaptations nécessaires (pédagogiques, techniques, horaires) peuvent faire l’objet d’aides et/ou de conseils particuliers. Les aides humaines (auxiliaires, preneurs de notes, interprètes…) peuvent bénéficier de financement, comme les questions d’accessibilité ou de transports adaptés. Il convient donc de bien étudier son projet, tant sur le plan de ses objectifs, que de son financement (coûts pédagogiques et rémunération) et des adaptations nécessaires (en centre comme en dehors du centre).

Un bilan préalable – bilan de compétences ou prestation d’aide à la définition du projet professionnel – peut être utilement mobilisé. Des prestations spécialisées pour le public handicapé existent, en particulier dans le cadre des PRITH. Accéder à l’offre de formation pour préparer son projet nécessite une recherche élargie, mais des sites et points d’accueil existent pour consulter les offres sous convention "publique".

A savoir : il existe également une filière spécialisée, accessible via une demande préalable auprès de la MDPH de son département : les centres de reclassement professionnel (ou CRP). Ces organismes accueillent principalement des personnes handicapées – ils sont agréés pour ce faire – pour des formations qualifiantes de longue durée. Des préparations peuvent être suivies avant l’entrée en formation, si le niveau de formation initial l’exige. Dans ce cadre, les aides de l’Agefiph ne sont pas mobilisables, à l’exception des aides directes à la personne (transports adaptés, par exemple) et sous certaines conditions.

Pour mémoire : la formation en entreprise répond aux mêmes critères et peut s’appuyer sur les mêmes aides, à la différence que les questions de financement reposent en premier lieu sur le plan de financement de l’entreprise et les opportunités législatives (Congé individuel de formation, etc.). Par ailleurs, le dossier sera à monter avec l’employeur.

Qui peut vous aider ?

• Accueil des MDPH (Maisons départementales des personnes handicapées) :
Coordonnées des MDPH sur le site de la CNSA : www.cnsa.fr

• Pour les demandeurs d’emploi : accueil des structures Cap emploi (également pour les salariés, notamment pour les personnes qui ont déjà eu un contact avec l’une de ces structures avant d’accéder à l’emploi) :
Coordonnées des structures Cap emploi sur le site : www.capemploi.com

 

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